Mauro Poggia,conseiller d’Etat en charge de la Santé

« Si la minorité qui n’a pas encore compris ou qui ne veut comprendre qu’aller se promener nombreux aux mêmes endroits n’est plus toléré, ne change pas de comportement, c’est toute la collectivité qui sera pénalisée. »

« Nous sommes tous aujourd’hui les otages de la discipline de chacun il y a deux semaines, de même que chacun sera l’otage dans 15 jours de la discipline de tous aujourd’hui »

et sur les réseaus sociaux :

Christine« Merci d’être venus à Malval (Dardagny)si nombreux avec vos grillades et réunions d’amis. Des voitures partout, des enfants, des familles de 10 personnes sur des couvertures »

Un groupe de 6 personnes sont même venues chez moi pour me demander de leur faire un café car le bistrot des granges est fermé et je vous parle même pas des gens qui   les champs de blé en croyant que c’est de l’herbe. 

J’habite dans le village d’où j’ai pris la photo et en temps normal il y a souvent des personnes de passage en promenade qui s’arrêtent pour échanger (souvent sur le village ou l’allondon) ce qui ne me dérange pas du tout. Par contre le pompon en cette période c’est le café..

 

 

Sylvain Thévoz (PS)

Certains menacent la population d’un confinement plus strict, “total”, et s’en prennent d’une manière indistincte à toutes celles et ceux qui sortent, continuent d’aller dans les parcs et sur les quais pour prendre soin de leur santé physique et psychique. Cette manière de mettre la pression sur des citoyen-ne-s qui respectent pourtant les normes sanitaires en vigueur (distance de 2m, pas de regroupement à plus de 5) rajoute de l’angoisse à l’angoisse et met la pression sur des pratiques individuelles plutôt que de développer des solutions pragmatiques et accroitre les ressources collectives. 

Alors que la population est sous une extrême pression, soumise à un stress puissant, que la crise sanitaire, sociale, économique est extrême et demande une union sacrée; ces menaces risquent de provoquer davantage de divisions, d’oppositions… et renforcer encore davantage les inégalités sociales. 

Alors certes, oui, il y a des personnes qui ne respectent pas encore assez les normes en vigueur. Avant de menacer de verrouiller les parcs et les quais et de punir tout le monde, ne serait-il pas de bon ton de mieux informer et de renforcer les patrouilles de terrain? L’autre jour dans un parc, un groupe d’expat’ en tenue fluo faisait de la gym intensive en hurlant. C’est énervant. C’est criminel. Faut-il pour autant fermer le parc pour tout le monde? A-t-on pris soin de leur décliner les recommandations sanitaires, et ce dans différentes langues ?

Les jeunes : boucs émissaires faciles. Certains s’en sont pris aux jeunes, boucs émissaires faciles. Un mélange de commérage et de délations sur les réseaux sociaux a conduit à les stigmatiser en bloc. Pourtant des scouts ou d’autres associations de jeunesse se sont organisés partout en Suisse pour amener de l’aide. Les jeunes sont un des moteurs de solution et d’entraide à cette crise actuellement.

L’économie : point noir de la lutte pour la santé. En parallèle, ça s’entasse à plus de 40 dans les open space bancaires… ce qui ne fait pas réagir davantage notre gouvernement. Rappelons qu’à l’échelle suisse, les chantiers sont toujours ouverts, et que les caissières des supermarchés n’ont pas le droit de porter de masque. On aimerait beaucoup, plutôt que de stigmatiser les groupes sociaux les plus visibles dans l’espace public, que l’État prenne davantage soin de renforcer les contrôles dans les entreprises, protège les travailleuses et travailleurs exposés à de forts risques sanitaires, et renforce les bonnes pratiques.

Gare à la casse sociale et psychique! Des personnes doivent sortir. Ce n’est pas une option. Une dame âgée souffre des poumons, son médecin lui a recommandé de marcher au moins une heure par jour. Des familles monoparentales se retrouvent seules à la maison avec des enfants en très bas âge, privés de crèche. D’autres ont des ados à la maison, télétravaillent, jonglent entre vie privée et boulot dans de petits espaces, d’autres encore ont des fragilités psychiques, des addictions, des soucis financiers. Tout cela se cumule. Sortir est un besoin vital. Une soupape de sécurité sociale. À ceux-ci on aimerait verrouiller toute sortie? À quel prix… 

4ème journée, suite aux mesures d’urgence prises en Suisse, aux Portes de Nyon pour éviter le surnombre a l’intérieur du magasin les clients attendent leur tour à l’extérieur, 12h30 dans les immeubles en face de l’hôpital les habitants rendent hommage aux professionnels de la santé et pendant ce temps là, les agriculteurs, les maraîchers sont à  l’oeuvre pour nous nourrir, bravo aussi à eux, le 20.3.2020 © photo Michel Perret

 

 

Coronavirus 4ème jour de confinement COVID-19-
ici aux Portes de Nyon pour éviter le surnombre a l’intérieur du magasin les clients attendent leur tour a l’exterieur Nyon le 20.3.2020 © photo Michel Perret
Ouchy Lausanne photo Valdemar Verissimo
© Valdemar VERISSIMO


#ouchy
 #lausanne #pully #switzerland #coronavirus
Belle ambiance ce samedi 21 mars à Ouchy vers 17h30, en plein boom Coronavirus dans le canton de Vaud.

Christian BONZON

J’essaie d’exposer les deux points de vue sans prendre position.Cette maladie fait de grand dégâts tant économique que sur la santé, ce n’est pas une simple grippe et il y a une pointe d’humour, mais il faut faire faire attention elle touche tout le monde de manière directe ou indirecte et sur la santé qu’on soit connu ou pas, riche ou pauvre, célèbre ou inconnu, jeune ou âgé… Prenez soin de vous …et faites attention, même si elle touche parfois même des gens qui ont été prudent au hasard..le risque des rassemblements est bien réel et de garder une distance de deux mètres peut être salutaire. ne pas serrer les mains, éviter de faire la bise, se laver ou désinfecter ses mains peut préserver du pire…

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