Genève — Une conférence consacrée aux relations bilatérales entre la Suisse et l’Union européenne, donnée à Uni Dufour par le conseiller fédéral Martin Pfister, a été interrompue pendant près de 25 minutes à la suite d’une action de protestation.
Peu après le début de l’intervention, des manifestants pro-palestiniens ont pris la parole dans l’auditoire pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « complicité de la Suisse avec le génocide à Gaza ». Cris et slogans ont rapidement empêché la poursuite de la conférence.
Face à la tension, Mauro Poggia, conseiller d’État genevois, et Nathalie Fontanet, présidente du Conseil d’État, présents sur place, ont tenté de parlementer avec les manifestants. Ils ont cherché à rétablir le dialogue et à permettre la reprise de la conférence, appelant au respect du cadre académique et du débat démocratique.
La conférence a été momentanément suspendue, avant de pouvoir reprendre une fois le calme revenu, sous une surveillance renforcée. Martin Pfister a alors poursuivi son exposé sur les enjeux institutionnels et politiques liés aux relations entre la Suisse et l’Union européenne.
Dans le public, les réactions étaient partagées.
« On peut comprendre la colère, mais empêcher une conférence, ce n’est pas débattre », confie un étudiant à la sortie de l’auditoire.
Cette action s’inscrit dans un contexte plus large de mobilisations liées au conflit au Proche-Orient, régulièrement observées ces derniers mois dans plusieurs universités suisses.
Conférence sur les relations bilatérales entre la Suisse et l’Union Européenne
©photos Christian BONZON





































