«Salut Glôzu, salut l’artiste»

«Salut Glôzu, salut l’artiste»

Les funérailles de Jean-Vves Glauser, le célèbre patron du café de l’Hôtel-de-Ville, ont eu lieu mardi 7 janvier à 15 heures en la cathédrale Saint-Pierre.

 

 

 

La table no1 du Café-restaurant de l’Hôtel de Ville a perdu son bien aimé et célèbre patron. Mais l’âme du Père Glôzu, décédé le 27 décembre dernier, est toujours bien  présente. De «là-haut», il assiste certainement à ses propres funérailles, où se sont réunies, en ce mardi après-midi, des centaines de personnes en la Cathédrale Saint-Pierre. La famille est là, soudée. Son épouse Sylvia, ses fils, Sébastien et Vincent. Les amis aussi. Ceux des Vieux Grenadiers et tous ceux – Mon Dieu qu’ils sont nombreux ! – avec qui Jean-Yves Glauser a passé tant de bons moments. Le pasteur William McComish, qui officie pour l’occasion, fait partie des proches : «Il a illuminé nos vies. Il a fait beaucoup pour Genève. Nous sommes plus pauvres à cause de son départ mais il laisse tant d’amis et de bons souvenirs.»

Vodka avec Poutine

Le Père Glôzu, de son vrai nom Jean-Yves Glauser, c’était un amuseur public. Un clown, un vrai avec un vrai nez rouge qu’il conservait toujours dans sa poche. C’était aussi «un homme d’une rare humanité, qui a mené une vie d’artistes, rappelle l’ancien conseiller d’Etat Luc Barthassat qui, comme tout bon politicien a passé des heures et des heures en ces lieux, situés juste en face de l’Hôtel-de-Ville. C’était un capitaine de navire toujours fidèle au poste, un personnage haut en couleurs qui savait cultiver les ambiances chaleureuses.» Et de raconter, en quelques mots, comme le Père Glôzu avait, lors de la visite de Vladimir Poutine, en 1986, alors que ce dernier était alors chef du KGB, avait revêtu un uniforme de l’armée russe. A l’occasion d’une interview, Jean-Yves Glauser avait confié à la soussignée avoir bu beaucoup de vodka ce soir-là et avoir même été décoré colonel !

 

Applaudissements

Artiste de music-hall, le Père Glôzu a accueilli tant de monde dans son établissement qu’on ne saurait tous les nommer. Mais si les murs de l’établissement pouvaient parler, ils nous raconteraient ce qu’a bien pu dire George Clooney lorsqu’il a bu un espresso et ce que pensaient Sophia Loren, Zizi Jeanmaire, Patrick Juvet ou encore Shakira de la cuisine du terroir de la brasserie.

Le Père Glôzu s’est échappé de ce monde sous les applaudissements de ses amis, venus lui dire un dernier adieu en cet après-midi de janvier. Tout le sérail politique, de gauche comme de droite, était présent. Après l’office, la famille de Jean-Yves Glauser a offert un verre au café-restaurant de l’Hôtel-de-Ville. Et tout le monde a bu à la santé du patron, désormais absent de la table no 1. Il aurait adoré… Salut Glôzu, Salut l’artiste !

Texte Valérie Duby

photos:Christian BONZON

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“Mon Amiral, tu vas terriblement nous manquer. Merci pour avoir si bien partagé cette amitié dans ce lieu attachant ou ton esprit régnait en maitre. Mes pensées les plus émues à Sylvia, Sébastien et Vincent”.Christian Python
 

“Glôzu aurait aimé le lapsus … il tenait les rênes de son établissement, mais aussi peut-être les rennes du traineau du Père Noël de la période de fêtes, car chez lui c’était toujours la fête !

Jean-Yves Glauser s’est éteint ce vendredi à l’âge de 76 ans.”
 
Claude Bonard

“Ah! La table 1 (multicolore) du père Glôzu . On y rencontrait des politiques de tous bords, des religieux, des militaires, des juges, des journalistes, des banquiers, des ouvriers, des paysans…. surtout des Amis avec Aux armes Genève comme fond musical sans oublier cette phrase collée sur le fauteuil du Patron : Le respect ça change la vie !
Salut l’artiste on t’aimait bien.”Jean-François Duchosal

 

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